Journal du Cinéphile Bisseuvore

UN JOUR, chroniques romantiques d’un 15 Juillet

Saluuuuuuuuuut mes p’tits keums (et p’tites meufs) !

Aujourd’hui on s’écarte des thèmes liés à mon nom de chroniqueur, et on sort des sentiers battus du bis (Bien qu’à ce jour, sur mes trois papiers publiés, il n’y en a qu’un qui traite d’une telle oeuvre, mais bon, cette phrase faisait cool comme présentation…). En ce jour, nous allons discuter tranquillement d’un film dont j’ai appris récemment l’existence, et dont je suis tombé amoureux, sous les excellents conseils d’une grande et géniale amie chère à mon coeur, dont je tairai le nom par souci de confidentialité exagérée amenée ici uniquement pour me donner l’opportunité d’écrire plein de mots dans l’introduction de ce papier (c’est la confidentialité qui est amenée uniquement dans ce but hein, pas toi, damoiselle, tu vois bien que ça me permet encore une fois d’ajouter plein de mots). Donc, ce film, c’est un film anglo-américain, sobrement et très justement intitulé Un Jour, réalisé par Lone Sherfig (Une danoise, notamment réalisatrice récemment de The Riot Club), sorti en 2011, et porté par un couple d’acteurs en pleine forme : Anne Hathaway (Le Diable s’habille en PradaInterstellar, Le secret de Brokeback Mountain, …) et Jim Sturgess (Las Vegas 21Upside DownCloud Atlas, …).

Sans plus tarder, la bande-annonce !

Je m’auto-cite, parce que je ne savais pas, à l’heure actuelle, juste avant de publier, où mettre ce que je vais dire, ayant peur de ne pas avoir complètement transmis au gré de ces futures lignes mon amour pour ce film. Du coup franchement, c’est l’ode à l’amitié et à l’amour la plus agréable à suivre et à regarder que je n’ai jamais vue. C’est tellement juste, tellement touchant. En réalité, le seul mot qui me vient à l’esprit quand j’essaie de décrire ce que j’ai vécu en matant cette bobine, c’est Parfum… Non franchement c’est pas des conneries, c’est assez difficile à décrire, il faut le vivre, c’est beau, drôle, triste, et sincère.

Adapté du best-seller éponyme de David Nicholls (ici jouant le rôle de scénariste) que je n’ai pas encore lu, ce film met en scène deux adultes fraîchement diplômés (Emma et Dexter), se connaissant à peine, et décidant, après une soirée bien arrosée, de passer la nuit ensemble. Cette nuit, c’est la nuit du 15 Juillet 1988, et elle marquera leur vie à jamais. Point de love story à l’eau de rose ici, les deux amants d’un soir se quittent le jour même et décident de rester amis. C’est ainsi que l’engrenage du film s’actionne : chaque 15 Juillet, pendant 23 ans, les deux amis se verront, s’aideront, pleureront, s’amuseront, et se verront évoluer, chacun de leur côté. À base de vannes cinglantes, de punchlines énergiques à la Jeux d’enfants (Yann Samuel, avec Guillaume Canet et Marion Cotillard), et surtout d’une écriture particulièrement douce et entraînante, leur relation se suit avec beaucoup d’enthousiasme, de tendresse, et d’humour. Chaque personnage possède sa propre aura dégageant une odeur de profondeur rare pour des protagonistes de seconds voire de troisième plan. En ressort alors une très agréable sensation d’implication du spectateur dans la vie de chacun, au gré des sourires mais aussi des tempêtes, car non dans Un Jour, la vie n’est pas toujours rose (Référence à Jeux d’Enfants, je suis trop un fou. R.I.P. Edith Piaf).

Du coup, parlons cinéma, et discutons de la réal’ et de la photo’. De ce côté, rien à reprocher. Filmé avec une sobriété enivrante mais avec beaucoup de style (sans être tape-à-l’oeil), Scherfig sait mettre de l’énergie où il faut, et de l’agréable lenteur là où on en demande. Partagé entre rires et larmes, toi, le spectateur, tu pourras te poser devant le spectacle magnifique proposé par une photographie précise et colorée, encore une fois très douce, à travers des paysages londoniens principalement, mais aussi français (Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé. Contre nous de la tyrannie, l’étendard sanglant est levé. L’étendard sanglant est levé ! Marchons, marchons, […]). Plaisir supplémentaire : ici, on n’a pas joué sur les clichés. Bien que certains lieux communs ressortent notamment pour le portrait de la France et de ses chers habitants, il est bon de préciser que ce ne sont que les personnages par leur volonté propre qui les amènent, en voulant se la jouer frenchie, en véhiculant quelques gentils aprioris comme on le ferait de notre côté. De son côté, Londres ressemblent à Paris. Colorée, animée, ensoleillée et pluvieuse quand le temps se doit de l’être, elle demeure loin de l’image commune d’une ville grisâtre et triste.

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Côté distribution, c’est très convaincant, que ce soit pour les premiers rôles comme pour les seconds. Anne Hathaway est très attachante, et Jim Sturgess, en bobo arrogant mais drôle est carrément excellent, notamment dans la deuxième partie du film, où il devient lui aussi extrêmement attachant. On se plait à les voir se chamailler, se rapprocher, s’engueuler, se détester, se rendre jaloux. Le reste du cast’ est cool, chacun tient bien son rôle, j’ai apprécié Rafe Spall en comique raté dont le personnage m’a fait beaucoup de peine mais se trouve être au final, comme chacun, attachant. C’est assez drôle de voir que pour une fois, même si un personnage fait une crasse à un autre, on ne le déteste pas, car on connaît très bien sa personnalité et donc, les raisons de ses actes. On chercherait presque même à les aider à devenir la personne qu’ils souhaitent devenir. Pour finir sur ce point, quelle ne fut pas ma surprise en voyant Patricia Clarkson (voir l’image ci-dessus, vous savez c’est la madame qui joue la femme du directeur de la prison dans La Ligne Verte !!!), rayonnante et excellente encore une fois !

Para terminar, voy a presentarte la musica que es particularmente maravillosa (Traduction pour les non hispanophones : Para terminar, voy a presentarte la musica que es particularmente maravillosa. Si tu croyais que j’allais te traduire des mots transparents…). Donc, passons à la B.O., sur laquelle je ne vais pas m’éterniser parce que l’idée est assez simple : je l’ai kiffée ma race de ouf (Traduction pour les non streetophones : j’en suis amoureux). Belle, exquise, douce, entraînante, vivante, elle enivre le film de sa substance d’une fraîcheur unique. Un petit extrait vaut mieux qu’un long discours, alors check this :

C’en est terminé pour aujourd’hui, pour résumer je vous dirai que ce film a été une excellente surprise qui s’est fait une très belle place dans mon coeur. J’espère vous avoir communiqué l’envie de le découvrir, ou même, pour les littéraires, de lire le livre qui s’accompagne d’une réputation encore plus excellente que le film. Je me souviens avoir vu que les critiques américaines n’avaient pas trop trop aimé (mais ça au pire on s’en bat à 1000% les steaks), je dirais que c’est dû au fait que c’est un film qui lorgne plus vers l’esthétique et la narration à la française, c’est pour cela qu’il a été plus apprécié dans nos contrées. Mais vous, si vous désirez suivre une relation amicale puissante, entre déchirements et tendresse, sans la superficialité d’une succession de clichés à l’eau de rose, à travers un tissu de personnages particulièrement touchant, vous serrez servis et en ressortirez comblés, vous en avez ma parole ! Sur ce je vous dis à la prochaine, et vous souhaite une excellente journée !

photo-Un-Jour-One-Day-2011-1

She made you decent, and in return you made her so happy…

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