Journal du Cinéphile Bisseuvore

SIDEKICKS, de la baston, un Texas Ranger, ô rêve ô Chuck Norris !

Film d’aujourd’hui de mon enfance tu proviens,
Alors peut-être objectif je ne serai point.
Mais par ces doux mots parviendrai-je bien,
À transmettre cet orgasme ardant à quelqu’un ?

Amis du jour, bonjour !
L’équipe technique ainsi que vous, lecteurs, tenez tout d’abord à me souhaiter mon anniversaire très en retard (24 230 000 secondes, soit environ 6 mois). Pas rancunier pour un sou, je ne vous en veux pas. Mais avant de continuer, va falloir allonger les pépètes.
Mise à part ma déception à votre égard, du fait que vous avez oublié cette date sacrée de mes 20 ans, je tiens à faire la fête en ce jour important. Quoi ? Vous ne savez pas pourquoi ce jour est important ? Mais ! C’est l’anniversaire de cette chronique ! Cela fait déjà presque un mois qu’elle a été ouverte et est vide ! Alors je remercie la planète entière, ainsi que Krypton (Big Up à Kal-El), de m’avoir suivi pendant tout ce temps. Voilà ça c’est fait.

Pour notre film du jour, j’avais envie de faire un petit jeu qui aurait pu vous permettre de gagner une maison ou un bateau, mais je me suis dit que ce serait pas très marrant pour vous, je ne peux pas me permettre de vous lancer dans quelque chose qui vous foutra pas la banane… Donc à la place, je vais faire un truc rigolo mais pas trop : Bombarder cette chronique de Chuck Norris Facts.

L’avenir se demande parfois ce que Chuck Norris lui réserve.

Commençons.

Alors tout d’abord, j’aimerai faire un énorme bisou de reconnaissance à Aaron Norris, le réalisateur (ndlr. Et le frère de sir Chuck), pour avoir su réinventer la définition du mot hommage. Nous retiendrons ainsi bien évidemment ces paroles d’or :

[…] Mon frère Chuck n’est pas Dieu, mon frère Chuck a créé Dieu afin que celui-ci puisse placer devant nos yeux une représentation humaine de l’infinie perfection. Vous savez, beaucoup d’américains croient en la Bible et en Dieu. Beaucoup d’américains se trompent. Chacun des films que j’ai tourné avec lui (Forrest Warrior, Top Dog, Hellbound, Delta Force 2, …) sont une proposition de réécriture des saints commandements. Nous avons essayé de rétablir la vérité, même si beaucoup de spectateurs sont restés contre ces modifications. Un jour le monde ouvrira les yeux. […]
[Cette citation est une pure invention]

Le bisou étant fait, permettez-moi de résumer cette pellicule :

Un gamin asthmatique rêve 24/7 de son idole Chuck Norris avec qui il s’imagine combattre. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Baston. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Baston. Baston. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Chuck Norris. Ah, j’oubliais : Chuck Norris.

Maintenant, je vous le dis franchement, ne pensez surtout pas que c’est mauvais. Parce que c’est totalement faux. C’est d’une jouissance monumentale, que ce soit au niveau de la déification de Norris, que de l’histoire en elle-même. Malgré sa réticence quant à ce film, Nostagia Critic résume assez bien l’idée :

C’est le premier film qui affirme que Chuck Norris n’est pas seulement plus fort que Dieu, mais qu’il est beaucoup plus fort que Dieu. C’est comme mélanger Dieu, le sexe, et le Kung-fu dans un mixer, pour créer l’inconcevable.

On a donc une pelloche de 1992 assemblée par Aaron Norris, avec comme vedettes principales :

  • Chuck Norris, dans son propre rôle. – Vu dans Delta Force, La Fureur du Dragon, Invasion U.S.A., Expendables 2, …
  • Jonathan Brandis, dans le rôle du rêveur. – Vu notamment dans Ça : Il est revenu ou la série TV SeaQuest.
  • Beau Bridges, le papa du rêveur. – Apparemment le frère de Jeff Bridges (Le Dude dans The Big Lebowski des Coen). Vu notamment dans Stargate.
  • Julia Nickson-Soul, la prof du rêveur (Très proche de lui). – Vu dans pas grand chose sauf Rambo 2.
  • Mako, l’oncle de la prof, lui-même prof de combat à ses heures perdues. – Nominé à l’Oscar du Meilleur Acteur pour La canonnière du Yang-Tse (Robert Wise, 1966), vu également dans diverses séries TV (Le flic de Shanghai, …) et dans des rôles secondaires au cinéma (Robocop 3, Highlander, Conan, Sept ans au Tibet, Tortues Ninja).
  • Danica McKellar, l’atout romance du film. – Vue notamment dans la série TV Les années coup de cœur (The Wonder Years).
  • Joe Piscopo, le prof de Karaté violent et un peu taré. – Connu comme animateur et humoriste, mais également, dans une moindre mesure, au cinéma avec Flic ou Zombie (Marc Goldblatt, 1988).

Chuck Norris a déjà compté jusqu’à l’infini. Deux fois.

J’y suis peut-être allé un peu fort avec mon résumé à deux balles. Ne croyez pas que tout ne tourne qu’autour de Norris car ce serait mettre de côté énormément de charme et de qualités. Beaucoup de gens en ont dit du mal et l’ont incroyablement sous-estimé depuis sa sortie en salles, mais au fil de mes recherches et à ma plus grande satisfaction, énormément affirment qu’ils l’adorent. Personnellement j’en suis amoureux. Il y a quelque chose qui en ressort qui me touche, je ne sais pas, le côté nostalgique peut-être, ou bien l’enthousiasme énorme des acteurs, le traitement et le développement tellement 80’s/90’s des personnages, les musiques somptueuses, le côté nawak de certaines scènes où le film à l’air de bien s’amuser, l’humour très présent, etc… Quoi que ce soit, c’est là, et j’y suis sensible.

Donc en réalité, c’est l’histoire d’un jeune homme asthmatique, Barry Gabrewksy, particulièrement méprisé par ses camarades et ses profs (Non, vraiment, c’est tellement improbable que c’est hilarant, notamment le professeur de sport du lycée qui me tue avec ses vannes méchantes à deux balles à chaque fois qu’il lui parle), qui rêve tout le temps (En étant éveillé, genre conscient, genre même pendant qu’il parle aux gens) qu’il est le partenaire de combat de Chuck Norris. S’en suit alors des scènes magiques et drôlissimes de rêves où tous les comédiens cabotinent en s’amusant beaucoup, prenant parfois place dans les environnements de quelques films de l’ami Chuck. Alors il y a un méchant, qui veut tout le temps le frapper parce que la gentille fille de la classe est, justement, gentille avec lui, et puis il y a la prof d’histoire qui met de l’ordre dans tout, le père un peu à la ramasse qui n’a plus trop de temps à consacrer à son fils, et puis le clone de maître Miyagi qui joue le rôle du père spirituel, sage et encourageant. Ah oui, et il y a aussi le prof de karaté méchant, idiot, prétentieux, et ridiculement poilant. Absolument génial, vraiment, c’est bourré de charme et de délires mignons comme on faisait si bien dans les années 80.

Je connais ce film depuis ma plus tendre jeunesse (Merci Papa d’avoir acheté, à la sortie du boulot, tellement de ces DVD à 1€ que j’ai encore dans ma collec’), mais je me suis récemment rendu compte d’une chose qui m’a beaucoup et agréablement surpris : la musique. Déjà absolument attachante, explosive d’espoir et du sentiment de dépassement de soi, elle est en plus composée par Alan Silvestri quoi ! Alan Silvestri ! Le monsieur qui a fait les musiques de… hum… Forrest Gump, Retour vers le Futur, Seul au Monde, Contact, Abyss, Predator, Stuart Little, Le Retour de la Momie, Avengers et j’en passe ! Un grand monsieur de la musique de film. Allez, je suis gentil, je vous offre un petit aperçu (Puta*n c’est du synthé, je suis In Love !) :

J’éprouve un sentiment étrangement agréable lorsque je pense à ce genre de petit film sans prétention. Je les appelle souvent Les films du Dimanche, car ils me donnent envie de me poser, le Dimanche après-midi, dans mon canapé, tranquillement, dans la pénombre provoquée par le déroulage des rideaux, et que cette ambiance qui me rappelle ces journées d’enfance est absolument unique et magique. J’aime ces films qui ressemblent à des téléfilms M6, ils ont un cachet d’innocence qui m’ensorcelle.

Donc voilà, si vous aimez vous laisser aller devant une gentille pellicule de la fin des années 80, qui transpire l’espoir, la nostalgie, la bonne volonté, la bonne humeur, l’amusement, et qui ne se prend pas au sérieux, je vous conseille avec fermeté ce film qui mérite d’être plus amplement connu.

Et n’oubliez pas :

La seule chose qui arrive à la cheville de Chuck Norris… c’est sa chaussette.

Bon film à vous ! À la prochaine !

Où le trouver ?
Disponible en DVD en France (Et pas aux Etats-Unis, est-ce que vous sentez d’ici la bonne odeur du privilège ?), avec soit une galette de bonne facture (VF + VOST, image et son plutôt bons) qui a fait le bonheur des bacs à soldes des grandes surfaces, soit une galette de m…. éditée par Delta Video (Ahahah) mais qui reste difficilement trouvable (Assez rassurant). Préférez donc soit le DVD à la jaquette rouge, soit la VHS française plutôt très rare, soit le téléch… non, faites comme si vous aviez oubliez qu’il y avait une troisième option.

Le conseil du Bisseuvore :
Matez-le en VF, elle est cool et c’est ce qui confère toute leur magie à ce genre de films.

N'hésite pas à me laisser un commentaire !


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