3D MON CUL !

NINJA TURTLES 2 vaut-il le coût en 3D ?

Devez-vous voir Ninja Turtles 2 en relief ?

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Ninja Turtles premier du nom, sorti en 2014, avait su surprendre son public. Moins mauvais qu’espéré par ses détracteurs, parfois même drôle, le film offrait surtout des scènes d’action mémorables, avec pour point culminant une course poursuite dans la neige… et tout ça dans une 3D bien souvent excellente. Cette année, les tortues déboulent sur nos écrans, bien décidées à en découdre une nouvelle fois avec le clan des Foot, leur leader Shredder, ainsi que des petits (et grands) nouveaux. Et en 3D, évidemment.

Disons le de suite, même s’il est (encore une fois) le fruit d’une conversion, le film semble avoir été pensé pour la 3D, c’est exactement ce que l’on est en droit d’attendre lorsqu’on paye plus cher notre place de cinéma. Décortiquons donc les forces et les quelques faiblesses du relief de ce nouveau cru des aventures des Tortues.

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Une profondeur tortue-rée. (au secours)

Le film s’ouvre sur un plan d’ensemble de la ville de New York, et d’emblée on peut découvrir une profondeur saisissante, sans aucun flou qui ne viendrait gâcher l’expérience. Petit détail, le nom des maisons de productions au générique apparaissent en léger jaillissement, ce qui donne un ensemble assez homogène et permet de souligner la profondeur du plan aérien. C’est une règle élémentaire en 3D : si on veut donner un sentiment de profondeur, il est de bon ton de placer un objet au premier plan pour créer le contraste premier plan/arrière plan. Le film ne va pas se priver et utilisera cette astuce. Par exemple, lors d’un plan zénithal (filmé de dessus, pour faire simple, mais j’aime bien utiliser des mots de pro, pour me la péter) sur un avion en vol, on peut clairement avoir tout l’éventail d’un plan au relief parfait. Au premier plan, en jaillissement, les nuages, au niveau de l’écran, l’avion, et enfin, en grande profondeur, la ville en dessous.

Si la profondeur est exemplaire sur les scènes d’action, réalisées en grande partie en effets générés par ordinateur, elle l’est bien moins sur les séquences de dialogues. Les satanés flous d’arrière plans refont surface et trahissent la nature convertie de l’oeuvre, ce qui noircit considérablement le tableau. Et quelle belle transition, puisqu’en terme de luminosité, lesdites scènes sont aussi un peu sombre, alors que paradoxalement, les scènes d’action tournées en pleine nuit ne présentent aucun problème de lisibilité. Allez savoir.

Des jaillissements à s’en cacher dans sa carapace. (un jeu de mot pourri de plus et je me tire)

Ce qui est en revanche irréprochable, ce sont les jaillissements. Si ce que vous recherchez dans la 3D, ce sont les objets divers et variés qui vous sautent au visage, vous serez servis. C’est d’ailleurs une excellente idée d’en avoir incorporé autant, la cible étant les enfants ils adoreront esquiver les différents projectiles qui leur seront sauvagement balancés à la figure. C’est en effet un festival de jaillissements qui ponctueront chacune des scènes d’action du film, et elles sont nombreuses. Ce qui est beau, c’est que Dave Green, le réalisateur, a pensé tout ses plans de manière à toujours faire ressortir quelque chose de l’écran. Dès le début un projectile de sarbacane nous fonce dessus, puis c’est une part de pizza, et ce n’est que l’introduction. Très vite, et sans en dévoiler trop sur les ficelles de ce scénario purement exceptionnel (cherchez l’ironie), une course poursuite se déroule sur la voie rapide. Les tortues, dans leur camion poubelle 2.0, poursuivent un camion blindé à toute allure.

C’est l’occasion de noter que Dave Green intègre énormément de ralentis sur ses scènes d’actions, mais que ceux ci sont systématiquement présents pour ponctuer et mettre en exergue (encore un mot de pro, champion Bescherelle 1998) certains effets de jaillissement. Ainsi, toujours sur cette course poursuite, on lancera au spectateur des débris de véhicule détruits au ralenti. L’effet est d’autant plus impressionnant qu’il dure dans le temps.

En parlant de jaillissements permanents, on notera le museau de Splinter, ou bien plus marquant encore, le canon du tank de Bebop et Rocksteady lors de la séquence au Brésil.

Parlons-en, d’ailleurs, de cette séquence au Brésil. Au même titre que la séquence en montagne du premier film, celle ci a été pensée pour être celle que l’on retiendra tant elle en met plein la vue niveau 3D. Il est d’ailleurs assez rare qu’une séquence en plein milieu de film soit taillée pour être celle dont on se souviendra en en relief, des films comme Avengers ayant démocratisés une montée crescendo de l’effet 3D avec la séquence finale comme point d’orgue.

Cette séquence bénéficie donc d’un soin tout particulier, et il y a de quoi faire puisqu’elle débute dans les airs et se finit sur les rapides brésiliens. La première partie, aérienne donc, mise à fond sur sa profondeur et l’effet de vertige, tandis que la partie aquatique fera entrer en scène les jaillissements les plus impressionnants du film. Si les éclaboussures d’eau seront bien évidemment de mise, c’est un effet en particulier qui va remporter l’adhésion du public. Pendant le combat sur l’eau, un des ennemis va tirer un énorme projectile au ralenti qui va transpercer l’écran et se diriger droit vers le spectateur. Impossible de ne pas essayer d’esquiver le tir tant l’effet est saisissant. Adeptes de pubs Haribo, vous serez comblés !

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Alors, 3D mon cul ?

Ce ne sera pas une surprise, il est fortement recommandé de visionner Ninja Turtles 2 en 3D. Tout d’abord parce que le film ne proposera rien d’autre à se mettre sous la dent que des scènes d’action, et comme vous l’avez sûrement compris (ou alors, franchement, vous le faites exprès)  la 3D est d’excellente facture. Ce n’est pas encore la perfection, mais c’est ce genre de production en relief qui nous rappelle le pouvoir fun qu’elle peut apporter si elle est bien exploitée !

Réalisé par Dave Green avec Megan Fox, Stephen Amell, Alan Ritchson…

Sortie le 29 juin 2016.

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