Rencontre

INTERVIEW: Xavier Giannoli revient avec nous sur son film MARGUERITE

Nous avons eu le privilège de partager un moment la compagnie de Roshdy Zem, capsule le réalisateur de cette fresque intime mais épique. Ainsi que celle de LA star française internationale du moment, troche Monsieur Omar Sy, qui trouve ici, probablement, le rôle le plus riche de sa carrière.

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Crédit photo : Gaumont Distribution

À travers ce film d’époque, vous questionnez surtout la fusion artistique et humaine à travers le duo de clowns que Chocolat formait avec Footit, incarné ici par James Thiérré (le petit-fils de Charlie Chaplin) ?

Roshdy Zem : En fait, j’ai voulu raconter le destin et le parcours de Raphael Padilla (alias Chocolat) à travers ce duo de clowns qu’il formait avec Footit et qui pouvait, effectivement, s’apparenter à une forme de couple vivant une histoire d’amour. Avec, bien sûr, tout ce que ça implique de fusionnel mais aussi de sulfureux et de conflictuel. Au début de leur histoire, on est dans une relation de dominant-dominé puis on aboutit à une recherche d’émancipation de la part de celui qui est dominé. C’est exactement ce qu’on peut vivre parfois en amour et ce parallèle là m’intéressait. D’ailleurs, par rapport à cela, il y a autre chose qui me tenait à cœur, c’était de ne pas tout expliquer sur la complexité de leurs sentiments mais plutôt de les suggérer notamment à travers de simples regards silencieux qui peuvent raconter tout un pan d’histoire que le public peut interpréter. Même si à la base, plusieurs choses étaient écrites mais une fois qu’on est sur le plateau, avec les acteurs, on s’aperçoit très vite que le dialogue n’est pas forcément utile. On raconte toujours des choses plus intenses dans le silence. D’autant qu’il n’y a rien de plus violent que ça dans le parcours d’un couple.

 

Vous, Omar, j’ai l’impression que c’est votre rôle le plus complet jusqu’à aujourd’hui puisque vous offrez une palette de jeu très large avec du rire et de l’émotion tout en incarnant la dimension physique du personnage à travers l’exercice du cirque ?

Omar Sy : C’est gentil, d’autant plus que c’est exactement comme ça que je l’ai abordé et que c’est ce qui m’a attiré sur ce projet. Mais pour rebondir sur ce que disait Roshdy à l’instant, il ne faut pas oublier que j’ai, jusqu’à maintenant, pratiqué la comédie avec beaucoup de tchatche, d’improvisation et de paroles. Or, grâce à ce projet, j’allais pouvoir apprendre quelque chose de nouveau, à savoir, jouer sans le verbe. Roshdy accorde un grand respect aux spectateurs, en leur laissant de la place et en faisant confiance en leur intelligence et leur compréhension des moments de silence. Du coup, dans mon jeu, j’ai pu aller ailleurs grâce à cette démarche. Ça a été un vrai défi que j’ai pris plaisir à relever car pour moi, qui suis autodidacte et qui n’ai pas de formation classique, j’ai pu aborder des choses qui m’étaient inconnues jusqu’à lors, comme la danse et le cirque. Donc j’ai pris tout autant de plaisir que pour mes rôles précédents mais ça a été un plaisir différent et surtout une forme de travail différente qui m’a permis de gagner en confiance.

 

Comment vous y êtes vous prit pour adapter cette histoire dont on sait très peu de choses ? C’est d’ailleurs de ça dont le film parle… Le personnage de Chocolat a été complètement oublié pendant des années…

R.Z : On a eu accès à de nombreux documents mais qui ne nous permettaient pas de raconter tout son parcours de son statut d’esclave à Cuba jusqu’à sa fin à Bordeaux. J’ai donc collaboré avec deux auteurs, Cyril Gély et Olivier Gorce, pour étoffer toute une partie fictionnelle dans laquelle on s’est permis quelques libertés pour développer l’histoire et le personnage tel qu’on le ressentait. Pour cela, on a imaginé ce qu’aurait pu faire Raphael dans la situation qui était la sienne à ce moment là. Par exemple, j’avais envie qu’après être arrivé au sommet de sa gloire, sa conscience puisse s’éveiller et l’amener à une attitude plus revendicative. C’est ce qui nous a donné l’idée de son passage en prison où il rencontre ce personnage Haïtien, interprété par Alex Descas, qui le radicalise et lui permet de se construire un nouveau personnage. C’est un élément de pure fiction parmi d’autres mais qu’on pouvait se permettre de créer car les événements avérés que nous avions à disposition étaient déjà très forts. Notamment, son mariage avec Marie qui l’aura accompagné jusqu’à la fin de sa vie. Ce qui fait d’elle un personnage très emblématique car aimer un homme noir à cette époque là, c’était plus que de l’amour, c’était un geste de courage et un acte politique.

 

Même s’il s’agit d’une histoire qui s’est déroulé au début du siècle dernier, j’ai le sentiment qu’elle est assez intemporelle… Et même s’il n’est pas directement question de vous, j’ai également le sentiment qu’il s’agit de votre film le plus personnel ?

R.Z : D’une manière générale, il y a toujours quelque chose de personnel dans les films que je fais, même quand j’adapte une histoire qui n’est pas la mienne. Donc, j’ai cherché ce qui m’interpellait dans l’histoire de Raphael Padilla car il a un parcours très singulier et ma personnalité, même inconsciente, est venue se greffer naturellement à l’écriture. Et puis, je savais aussi pour qui j’écrivais le rôle et il y a une mise en abime évidente entre le parcours d’Omar ainsi que le mien et celui de Chocolat. Omar et moi venons de quartiers réputés difficiles où accéder à un milieu aussi fermé que le cinéma était quelque chose d’inconcevable. Tout comme il était inconcevable d’imaginer qu’au début du siècle dernier, un noir puisse devenir la vedette du Nouveau Cirque de Paris. Donc la dimension intemporelle et personnelle du récit vient de là.

 

Je pense qu’il s’agit probablement d’un des films français les plus abouties esthétiquement de ces dernières années. Comment avez vous collaboré avec votre équipe technique pour élaborer cet univers si foisonnant et coloré ?

R.Z : Ça a été la communion d’un travail collectif. Mon exigence était que les chefs de postes ne travaillent pas chacun dans leur coin. Donc j’ai réuni la chef costumière, le chef décorateur, le chef opérateur et l’assistant mise en scène afin qu’on travaille tous dans une cohésion constructive. En sachant qu’on ne pouvait pas choisir le décor sans avoir décidé du costume qui irait avec, ou de la lumière qu’il faudrait pour l’éclairer et rendre tout ça harmonieux. On s’est beaucoup inspiré des toiles et des photos de l’époque, que ce soit pour les couleurs et les textures. J’ai aussi eu la chance d’avoir ces personnes à ma disposition, plusieurs mois avant le début du tournage. Ça nous a permit de travailler très en amont et d’obtenir notamment ce rendu au niveau des couleurs. Le numérique a aussi permis ça, même si c’est aussi un outil qui peut être dangereux car il peut ne pas rendre la couleur telle qu’on la voit à l’oeil nu. On a donc fait plusieurs essais d’image avec les acteurs dans leur costume. Tout cela a rendu la préparation vraiment passionnante car je n’avais jamais été confronté à ce genre de travail avant un tournage. C’est ce qui constitue, d’ailleurs, une des parties les plus intéressantes dans l’élaboration de ce projet.  

 

Et pour conclure, Omar, il y a un film que vous avez tourné dernièrement et que j’attends impatiemment, c’est « Demain, tout commence » qui sortira le 7 Décembre prochain. Que pouvez vous me dire sur ce projet ? Ça a l’air très émouvant et pourtant assez « impitchable » ?

O.S : C’est effectivement un sujet assez « impitchable ». Tout ce que je peux dire sans « spoiler » quoi que ce soit, c’est que c’est l’histoire d’un père qui élève seul sa fille. Mais ça a été un tournage très agréable avec un jeune réalisateur très prometteur, Hugo Gélin. Le casting était également super avec Antoine Bertrand, un acteur québécois qu’on a vu récemment dans Starbuck ainsi que Clémence Poésy qu’on a pu voir dans la saga Harry Potter. Sans oublier une petite actrice dans son premier rôle de cinéma, qui s’appelle Gloria Colston et avec laquelle j’ai pu avoir un superbe échange. D’ailleurs, ce qui m’a le plus touché, c’est que grâce à elle, je n’étais plus vraiment le débutant qui se fait accompagner par d’autres acteurs plus expérimentés. Là, j’ai assisté aux débuts d’une jeune actrice que j’ai pu accompagner. Ça m’a filé un petit coup de vieux mais ça m’a aussi fait beaucoup de bien.

 

Propos recueillis par Le Cinéphile Reporter pour Le Cinéphile Anonyme.

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À l’occasion de la sortie DVD du film Marguerite et alors que la Cérémonie des César, pill où il est nommé dans pas moins de onze catégories (edit : César de la meilleure actrice pour Catherine Frot), page approche, page nous avons rencontré le réalisateur, Xavier Giannoli, pour un entretien particulièrement riche et instructif que nous vous dévoilons ci-dessous.

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Le personnage de Marguerite est inspiré de celui de Florence Foster Jenkins, une soprano américaine, mais sans jamais verser dans le film biographique. Vous teniez à procéder de cette façon, c’est à dire de vous inspirer d’un personnage authentique avant de créer une fiction autour de ce même personnage comme vous l’aviez fait pour « Quand j’étais chanteur » et « À l’origine » ?

X.G. : En effet, selon moi, la fiction permet de retrouver quelque chose de la réalité des émotions. Je pense que c’est un personnage qui sort de l’ordinaire, elle était passionnée d’opéra, elle se donnait en spectacle avec une fougue, une émotion et une pureté incroyable même si elle ignorait qu’elle chantait incroyablement faux, jusqu’à ce qu’elle se produise devant un public qui a rit et elle est morte peu de temps après. Dès lors, on peut tirer les conclusions que l’on veut et l’imagination d’un scénariste permet de  s’emparer de la réalité pour en faire un film. 

 

En plus d’être un film musical, il y a toute une dimension sociologique, politique et contemporaine qui résonne dans cette histoire. Vous êtes d’accord ?

X.G. : Parfaitement. C’est avant tout l’histoire de l’émancipation d’une femme. On est dans les années 1920, elle tente de s’arracher à l’ancien monde pour en découvrir un nouveau, elle veut s’affranchir de son mari et des règles classiques pour pouvoir s’exprimer et se sentir libre en faisant ce qu’elle a envie de faire. Elle a une aspiration vers une forme de beauté, de vérité et d’émotion. Ce qui en fait un personnage vivant et touchant. Je crois également que le film a une résonnance contemporaine, du fait qu’au fond, il est aussi question du mensonge. C’est un portrait sensible et affectif d’une femme à qui l’on ment et on se demande comment elle va réagir en apprenant la vérité. Tout ce qui se trame autour d’elle constitue une forme de spectacle, avec toutes ces personnes qui lui mentent soit par intérêt soit par lâcheté. Or, nous vivons plus que jamais dans cette société du spectacle, du mensonge et de l’illusion. Que ce soit à travers la télévision, la presse ou la politique, beaucoup de gens nous mentent et entretiennent l’illusion que l’on peut avoir de notre avenir. Ce qui peut nous permettre de nous arranger avec la réalité. Il faut donc trouver une certaine distance pour pouvoir raconter ce phénomène, et finalement en rire. Il se trouve que le cinéma permet cela. Il peut éveiller les gens sur cette ambiguïté, et à ce qu’est la réalité qui nous entoure et qui nous échappe. 

 

Le film est vraiment très beau visuellement. Comment avez vous abordé son esthétisme ?

X.G. : Je tenais à être le plus libre possible et ne pas me retrouver prisonnier des codes d’une reconstitution banale. Je voulais que le film ait un style, une esthétique particulière, qu’il soit beau mais surtout crédible et juste par rapport à l’époque. Je pense que le style commence à exister vraiment dès lors qu’on commence à retirer des choses, plutôt qu’à accumuler des détails pour « faire années 20 ». J’ai donc essayé d’épurer les lignes et de garder ce qu’il y a de plus important pour moi, à savoir les acteurs. C’est eux qui vont incarner les émotions de l’histoire. J’ai abordé les costumes de la même façon, on a travaillé avec des pièces de l’époque, mais j’ai choisi les lignes de costumes qui étaient les plus simples et les plus en accord avec les acteurs. J’ai donc travaillé l’esthétique avec une grande volonté d’épure.

 

La musique tient bien évidemment une place de choix. Comment avez vous procédé pour choisir les différents morceaux ?

X.G. : Je voulais que le film traverse l’opéra mais aussi quelque chose de la musique et notamment, des musiques que j’aime et que j’avais envie de partager avec le public. On retrouve donc à la fois des très grands airs lyriques très connus comme « Casta Diva » et « La Reine de la Nuit » qui sont parmi les airs les plus célèbres de l’histoire de l’opéra. Et en même temps, je voulais aussi quelque chose qui se rapproche de la musique expérimentale de l’époque comme du Poulenc, du Honegger ou « Le duo des fleurs » de Léo Délibes. Je voulais interroger plein de musiques et que le film soit une expérience sensuelle et sonore totale, qu’on soit devant des décors, des univers, des lumières et qu’en même temps, on écoute des sons, des musiques qui permettent aux spectateurs d’être surpris en permanence et d’être emmené dans un voyage cinématographique.

 

Ça doit être assez complexe de se dire qu’on doit traiter un personnage qui chante mal mais sans que cela soit dérangeant pour le public ?

X.G. : Evidemment, je ne souhaitais pas que le public ressorte de la salle avec les oreilles cassées. Il fallait trouver la bonne qualité de fausseté, ainsi que toute la poésie et l’émotion dans le carambolage vocal de sa voix. Cela devait être à la fois drôle, embarrassant et émouvant car il y a une vérité, une implication, une honnêteté totale de sa part. Je préfère ne pas trop divulguer comment nous avons procédé pour créer cette voix car je pense qu’il faut préserver le mystère, comme pour les films d’action où on préfère éviter de savoir si c’est bien le comédien qui a exécuté lui-même sa cascade ou non. Il y a un peu de la voix de Catherine, un peu de celle d’une vraie chanteuse, mais l’important c’est que l’on sente que c’est Marguerite qui chante et qu’elle ne triche pas.

 

Marguerite aime se faire photographier en interprétant des rôles de grands opéras et ces photographies sont incroyablement belles et paraissent très authentiques. Vous vous êtes appuyé sur quelles références visuelles pour les concevoir ?

X.G. : J’avais vu des photographies similaires à l’opéra, avec des cantatrices prenant des poses très majestueuses. Je voulais mettre en image le contraste entre la puissance de ces photos et le ridicule de la voix de Marguerite. Ce jeu auquel elle se prête l’entretient dans son rêve et lui permet de maintenir l’illusion qu’elle est une grande chanteuse. Cela témoigne du fait que l’on a tous besoin d’illusion pour vivre.

 

On éprouve également beaucoup d’attachement pour le jeune journaliste et la jolie cantatrice dont il s’éprend, même s’ils sont un peu en retrait par rapport aux autres personnages. Selon vous, qu’apportent-ils à cette histoire ?

X.G. : En musique, ils seraient ce qu’on appelle des contres points. C’est à dire qu’ils reprennent des éléments de la mélodie de l’histoire de Marguerite. Pour eux, il est surtout question de l’amour et du rapport de vérité que l’on a avec soi même. Le journaliste, par exemple, décide d’arrêter de se mentir et de quitter son travail afin de faire ce qu’il a vraiment envie de faire. Il quitte le mensonge social dans lequel il s’est enfermé et décide d’écrire pour lui, tout en prenant le risque de se heurter à la vérité de son désir. Donc, ces personnages permettent de faire apparaître quelque chose de Marguerite, de sa force, qui est qu’elle met les gens qui la côtoient face à eux même, par sa pureté, son innocence et sa profonde honnêteté. Tout son entourage pense la manipuler mais en fait, c’est lui qui se fait manipuler par elle, car elle oblige chacun d’entre eux à se demander qui il est vraiment et à quel moment de sa vie il se trouve.

 

Et que dire du personnage de professeur de chant, incarné remarquablement par Michel Fau ?

X.G. : C’est un acteur de théâtre considérable. Mon bonheur, c’est qu’il n’a jamais eu de rôle à sa mesure au cinéma. Dans ce film, on voit quelque chose éclater de son génie, de son insolence, de sa drôlerie et de sa folie. Il apporte une profondeur à son personnage qui est un homme seul, et qui joue au professeur dictatorial alors que ce n’est qu’un pantin.

 

Et le personnage du mari, on le sent désemparé face à l’attitude de son épouse ?

X.G. : En réalité, le film est avant tout une histoire d’amour entre un homme et une femme qui se cherchent et vont finir par se retrouver. En réalité, on comprend que le déraillement qu’il y a dans sa voix, c’est le déchirement qu’elle a dans son cœur. Elle crie son besoin d’amour et la seule fois où elle chante juste, c’est quand elle voit son mari qui semble la regarder avec un regard profondément amoureux pour la première fois.

 

Il y a quelque chose qui change tout de même dans ce film par rapport à « À l’origine » où l’intensité dramatique était à son comble puisqu’il s’agissait d’un homme qui mentait et trompait tout le monde, et on craignait qu’il soit démasqué. Ici, c’est l’inverse, c’est tout le monde qui ment à une seule personne. Cela changeait-il quelque chose pour vous en terme de dramaturgie ?

X.G. : Selon moi, il est question de la même chose. Ce sont des personnages qui vont se découvrir eux même en découvrant le monde. Dans mes films, il est souvent question de personnages qui doivent négocier avec la réalité et faire face au mensonge de leur vie. C’est quelque chose de très humain et qui nous concerne tous. Je me souviens m’être demandé un jour : « Vaut-il mieux une vérité qui fait du mal ou un mensonge qui fait du bien ? » Je crois que si je fais des films, c’est parce que je suis incapable de répondre à cette question. Pourtant, il s’agit de la grande question de nos vies. Je pense que nous sommes à la fois trop fragiles et sensibles pour se heurter à la réalité d’une manière trop brutale, et en même temps, nous sommes des êtres trop inquiets et exigeants pour se contenter qu’on nous mente. C’est justement là que le cinéma entre en jeu, car c’est un art d’émotion qui nous permet d’explorer ce trouble, sans pour autant avoir besoin d’apporter des réponses à tout.

 

D’où pensez vous que puisse venir ce besoin que vous avez à parler de l’humain qui se heurte violemment à la réalité du monde ?

X.G. : J’ai été un enfant très aimé et très protégé par mes parents. Et un jour, j’ai moi même découvert la réalité du monde, et j’ai compris que tout le monde n’allait pas forcément m’aimer comme mes parents. Ça peut paraître très simple mais il s’agit d’une émotion humaine fondamentale. Avec du recul, je pense que mes personnages sont souvent des enfants perdus, qui vivent dans l’illusion qu’ils sont constructeurs d’autoroute comme François Cluzet dans « À l’origine », ou chanteur de bal mondialement connu à Clermont Ferrand comme Depardieu disait de son personnage dans « Quand j’étais chanteur », ou encore cantatrice comme Marguerite. Mais autour d’eux, on ne les regarde pas avec la même bienveillance.

Propos recueillis par Le Cinéphile Reporter pour LeCinéphileAnonyme.com

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