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INTERVIEW : Objectif Grand Angle

A l’heure où la création filmique propose des voies très variées, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec les membres d’Objectif Grand Angle, une jeune association dynamique développant divers projets audiovisuels (courts-métrages de fiction, documentaires, web-série…), tout en s’accordant à partager leurs expériences avec leur public.

Pouvez-vous présenter en quelques mots Objectif Grand Angle ? Nous parler de votre parcours ?

T.L. : Je m’appelle Thomas Livolsi, je suis un ancien étudiant à l’ESRA Nice. C’est en fin de deuxième année que l’on a décidé avec plusieurs collègues de fonder cette association. Le but d’Objectif Grand Angle était d’abord d’être pris au sérieux vis-à-vis des professionnels, d’avoir une structure, mais aussi de nous permettre d’obtenir des subventions et d’autres aides. Il y avait aussi une seconde approche, qui était celle d’avoir une famille en quelque sorte. En participant à des tournages, je me suis rendu compte qu’il manquait cette cohésion qui personnellement me pousse à créer et à partager des choses.

G.F. : Je m’appelle Geoffrey Fouillet, rédacteur en chef d’Objectif Grand Angle. Je viens d’abord d’une licence en information/communication, puis en raison de ma passion pour le cinéma j’ai poursuivi mes études à l’ESRA, où je me suis spécialisé dans la réalisation et la mise en scène. Rencontrer d’autres personnes partageant ce désir de concrétiser notre passion m’a plu et je me suis lancé dans l’aventure. Je suis fier d’en faire partie aujourd’hui.

T.A. : Moi c’est Thibault Alunni, ingénieur son et co-fondateur de l’association avec Thomas. La volonté de créer Objectif Grand Angle est née de notre envie d’évoluer au sein d’une entreprise dans laquelle les membres s’entendent bien, ce qui rend le travail forcément agréable.

Q.C. : Quentin Coudert, je suis responsable marketing de OGA. Après mon bac, je suis passé par une classe préparatoire économique et commerciale, puis je suis entré en école de commerce. En parallèle, Thomas poursuivait ses études de cinéma, et je me suis toujours dit qu’un jour je bosserai avec lui. Grâce aux compétences acquises en école de commerce, je me suis dit que je pourrais l’aider dans son projet d’association.

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Le projet est-il né d’une volonté commune ou s’est-il lancé sous l’impulsion d’un membre en particulier ?

T.L. : Le projet s’est donc lancé en fin de deuxième année de l’ESRA avec un ami qui s’appelle Victor Nataf. On évoquait le projet depuis déjà un moment, car on en avait assez d’accueillir des contacts chez nous, dans notre chambre, on avait l’impression que cela nous bridait. Tout est parti de ce désir de vouloir être professionnel avant tout. On a ainsi rapidement pris les devants dès janvier 2013 en fondant l’association avec Thibault Alunni. A l’école, nous avions plusieurs projets à réaliser en fin d’année, ce qui nous a permis d’avoir du contenu pour l’association et de faire parler de nous. De fil en aiguille, nous avons pu avoir des locaux, des aides, développer un site internet… Par la suite, Victor Nataf a décidé de suivre un autre chemin et Alexis Bonnaud nous a rejoints en tant que fondateur.

En plus de réaliser des courts-métrages et des documentaires, votre association propose via son site différents conseils sur le fonctionnement des métiers du cinéma. Il est important pour vous d’impliquer votre public, de les inviter à découvrir le monde du cinéma ?

T.L. : C’est effectivement très important pour nous, et ce concept de partage est arrivé très tôt dans l’association. En plus de développer nos projets, on s’est dit que cela pourrait être intéressant de faire découvrir le monde du cinéma à la façon d’un making-of, de montrer comment il fonctionne. Nous l’avons fait pendant la période du festival de Cannes, car personnellement j’aurais beaucoup aimé en tant qu’étudiant qu’une vidéo me montre où je dois aller. Nous tenons à redonner tout ce que l’on apprend. Cela permet aussi de désacraliser le cinéma, de le rendre plus accessible. Nous cherchons à mettre notre expérience à profit en faisant gagner du temps aux jeunes et en leur donnant goût à ce métier.

Si vos films touchent à des styles différents, on trouve toutefois une certaine cohérence entre les projets. Y a-t-il une marque de fabrique Objectif Grand Angle, une méthode de travail particulière ?

T.L. : La méthode de travail n’est pas préétablie et continue d’évoluer. En tant que jeune association, on continue encore aujourd’hui à la créer. Tout commence par une idée, puis l’on va faire appel à un scénariste qui va développer cette histoire, on se réunit ensuite pour discuter de la façon dont on va l’adapter. Comme une véritable entreprise, on pense aussi forcément à la diffusion, au marketing. L’association reste axée sur le partage, la régularité, et la cohérence vient petit à petit, au fil des projets.

Pouvez-vous nous parler de vos inspirations, à la fois actuelles et passées ?

T.L. : Concernant mes projets, je me base sur ma propre vie, sur les choses que j’ai pu vivre, sur les émotions que j’ai pu refouler, sur des sensations que je n’ai jamais pu traduire par la parole et que je retranscris à l’image. Je suis beaucoup attiré par le rêve, par quelque chose qui va entrer dans notre propre réalité et qui va nous faire réaliser que quelque chose de beaucoup plus spectaculaire existe dans notre vie de tous les jours. Je suis beaucoup inspiré par la science-fiction, notamment les nouvelles de Richard Matheson ou Isaac Asimov tout en étant très centré sur l’humain. Je cherche en quelque sorte à mélanger la psychologie et la science-fiction. Je m’inspire aussi de mes études en psychologie sur le comportement humain, les expériences sociales… C’est un regroupement de tous ces domaines qui m’amènent à m’imprégner et à mélanger toujours une émotion à une simple idée dans chaque projet.

Quelles sont les ambitions futures de l’association ? Comptez-vous aborder d’autres formats (séries, longs-métrages…) ?

T.L. : Nos ambitions se basent sur plusieurs niveaux. On a d’abord des ambitions techniques, c’est-à-dire au niveau de la structure, avoir une équipe beaucoup plus grande et avec beaucoup plus de compétences pour être polyvalents et adaptés à tout style de format. Par exemple, on a développé un projet de web série qui s’appelle Vacma et qui est plus dirigée vers la science-fiction/fantastique et qui nous permet de développer une nouvelle méthode de production, notamment avec des moyens plus importants au niveau des effets spéciaux.

Avez-vous un message à faire passer aux cinéastes débutants ?

Q.C. : N’ayez pas peur de vous planter. J’aime bien dire que si on ne vous critique pas, c’est que soit vous êtes morts, soit vous ne faites rien de votre vie. Embrassez la critique, et c’est en vous plantant que vous aurez des retours qui vous permettront de progresser.

T.A. : Je rejoins ce qu’a dit Quentin évidemment. Il faut croire en vous, soyez passionnés et affrontez les difficultés.

G.F. : Peu importe le secteur dans lequel on se spécialise, il faut exploiter au maximum ses qualités et savoir maîtriser ses idées pour ne pas se disperser. Il faut se concentrer sur l’essentiel.

T.L. : Surtout ne restez pas seuls. J’ai très vite compris qu’un film ne peut pas se faire tout seul, qu’il fallait absolument avoir un réseau, avoir cette famille que j’ai décidé de créer. Ce serait gâcher son potentiel de vouloir rester de son côté en attendant la gloire. Le plus important à mes yeux est de se focaliser sur les échanges humains et les échanges de compétences. C’est ça qui vous enrichira plus que l’argent, et je l’espère, vous fera vivre un jour de votre passion.

Pour en savoir davantage et découvrir les créations d’Objectif Grand Angle, c’est par ici : http://www.objectifgrandangle.com/

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