Critique Série

HAPPY VALLEY : Série britannique et policière indispensable ★★★★★+♥

Sarah Lancashire, about it avec son interprétation d’une grande intensité, order porte cette série policière ramassée, sale percutante et passionnante.

La petite vallée d’Happy Valley est tout sauf une vallée heureuse. Rongée par la drogue et la pauvreté, cette petite bourgade proche d’Halifax recèle son lot de comptables malhonnêtes, de pervers violeurs et de policiers véreux. Au milieu de tout ça, Catherine Cawood (Sarah Lancashire), sergent dans la police locale, se démène, cernée par son petit-fils remuant et sa sœur omniprésente (touchante Siobhan Finneran, aperçue dans Downton Abbey). Elle en viendra ainsi à démêler une sombre affaire de kidnapping… en rapport avec le suicide sa fille une dizaine d’années plus tôt.

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Comme dans Broadchurch, la policière est intimement liée à ceux sur lesquels elle enquête. Cette implication amène une extrême tension au cœur du scénario, donnant ainsi une dimension personnelle à chaque acte, chaque interrogatoire. La prestation de Sarah Lancashire gagne instantanément l’estime du public. Mêlant finesse et rage avec un naturel désarmant, l’actrice incarne avec excellence le seul flic féminin au cœur d’une série. Et croyez-le, son charisme est à la hauteur de sa mission. Elle n’a rien à envier au célèbre inspecteur Harry Bosch (héros d’une longue série de romans policiers, écrite par l’américain Michael Connelly). Notre intimité et notre empathie gagne en profondeur au fil des deux saisons, brillamment écrites. Parlant constamment d’une voix douce et posée, Sarah Lancashire entretient un contraste percutant entre la sensibilité de son personnage et les horribles situations qu’il vit… tout comme le générique, aux airs sautillants de country, qui semblerait presque nous entraîner dans une petite bourgade sans histoire.

Le sergent Cawood en voit de toutes les couleurs et nous aussi. Elle encaisse sans flancher… nous non. La violence mais aussi la pauvreté sont de toutes les séquences, toujours filmées au plus près. La réalisation n’hésite pas à porter la caméra, nous accrochant par la même occasion au canapé et au radiateur, dans un sous sol sordide, en compagnie d’un fou que rien n’arrête. Avec peu de moyens donnés aux acteurs locaux pour assurer la sécurité des citoyens, la corruption de fonctionnaires va bon train : la démission de l’état est flagrante et le système D constant !

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Happy Valley percute et glace. Tout en nous entraînant dans une intrigue policière bien ficelée et efficace, la série nous livre une vision fine et attachante de la vie de cette petite communauté. Une fois de plus, ce format de mini-série (6 épisodes seulement par saison) est absolument séduisant : rien à jeter dans ce thriller condensé, livrant du punch à chaque chapitre et prouvant encore une fois que ces Anglais ont décidément tout compris à l’univers des séries. La seconde saison, complémentaire, relève le défi et la qualité lancée par la première. Elle est actuellement diffusée sur Canal + et disponible en DVD aux éditions Koba Films.

La Cinéphile Eclectique (Carnets Critiques )

Série créée par Sally Wainwright, diffusée à partir du 29 avril 2014 sur la chaîne britannique BBC et en France dès le 31 août 2015 sur Canal +.

Avec Sarah Lancashire, Siobhan Finneran, James Norton, Kevin Doyle

 

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HAPPY VALLEY : Série britannique et policière indispensable ★★★★★+♥
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