Critique Série

FIGHT DE SÉRIES : Sherlock vs Elementary

A ma gauche : Sherlock, website dans lequel le détective (interprété par Benedict Cumberbatch) évolue à Londres de nos jours et consulte pour Scotland Yard avec l’aide de son colloc’ et collègue, check John Watson (Martin Freeman), website like this médecin fraichement revenu d’Afghanistan.

 A ma droite : Elementary, où Sherlock (John Lee Miller) est toujours britannique et vit toujours à notre époque mais s’est exilé à New York, après une cure de desintox’. Il se lie d’amitié et consulte pour la NYPD avec celle qui l’empêche de replonger dans la drogue : Joan Watson (Lucy Liu), une ancienne chirurgienne.

 Round 1 :

Une adaptation nécessite toujours quelques ajustements, ici, en l’occurrence un changement de décor et un changement de sexe pour le Dr Watson. Le problème c’est qu’il n’y a pas que ça, qui dit adaptation américaine dit aussi changement de format. Et c’est là (et donc, dès le début) que le bât blesse. Sherlock est un petit bijou télévisuel, 3 saisons toutes composées de 3 épisodes de près d’une heure et demie chacun, cette « série » tient en fait plus du téléfilm, un format très britannique (et ça n’a rien à voir avec le nombre de tasses de thé consommé par épisode, je vous vois venir…). Le créateur d’Elementary (Robert Doherty) a pris ce format un peu original (du moins pour les non-initiés aux séries de la BBC) et l’a transformé assez rapidement en série policière plus classique (voir fadasse) dont le style fait penser aux fameux « procedurals » qui envahissent nos programmes TV. Elementary, c’est déjà une saison (la deuxième est en cours de diffusion aux Etats-Unis) avec 24 épisodes d’une durée moyenne (40 minutes) et un résultat tout aussi moyen.

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Round 2 :

Si elle perd en originalité, l’adaptation américaine perd aussi en clarté. Avec Sherlock, on prend son temps : chaque enquête est unique et le cerveau du détective a beau aller à toute allure, le spectateur, lui, a le temps d’apprécier un scénario aux petits oignons, partagé entre l’enquête policière et l’amitié particulière qu’entretiennent les deux personnages principaux. Elementary met aussi en place cet équilibre mais celui-ci reste néanmoins plus instable. Le spectateur est bousculé, le Sherlock Holmes américain enchaîne les affaires presque trop vite, l’enquête principale à peine terminée, une autre est déjà entamée alors que l’épisode n’est pas encore fini.

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Round 3 :

En plus d’être originale, la série de la BBC est, assez paradoxalement, traditionnelle, et c’est sans doute cet aspect qui ravi les fans les plus puristes. Steven Moffat et Mark Gatiss, les créateurs de Sherlock, ne font pas qu’emprunter le nom du personnage principal de Conan Doyle, mais lui emprunte aussi ses enquêtes, poussant le vice jusqu’à adapter les titres des livres dans les titres de leurs épisodes (le livre Une étude en rouge devient « Une étude en rose » pour le premier épisode de la saison 1. De même, ils reprennent l’intrigue et le titre du Chien des Baskerville et de La Chute de Reichenbach pour les épisodes 2 et 3 de la deuxième saison).Une attention qui passe rapidement à la trappe en ce qui concerne Elementary. Le Sherlock Holmes d’outre-Atlantique rejoint la longue liste des consultants rebelles et grincheux de la télévision américaine, sa seule originalité reposant sur son impressionnante culture générale et son accent britannique.

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Round 4 :

On aimerait bien admirer les quelques tentatives d’originalité des scénaristes américains, comme la féminisation du Dr Watson par exemple. Mais ça tourne rapidement au grand n’importe quoi (ALERTE SPOILER 🙂 lorsqu’on apprend que Moriarty est, lui (ou plutôt elle) aussi, une femme. Le seul aspect qui reste véritablement intéressant de cette version américanisée des aventures du célèbre détective est sans aucun doute la relation entre Holmes et Watson. Après l’annonce du changement de sexe de Watson pour la télévision américaine, on voyait s’annoncer l’ébauche d’une catastrophe avec une possible relation sentimentale entre les deux personnages. Mais non, ça ne fricote pas (et c’est très bien comme ça). Lucy Liu est parfaite dans le rôle de Watson, posée et patiente, elle subit sans broncher (ou presque) les intrusions incessantes de Sherlock dans sa vie privée. John Lee Miller, quant à lui campe un Sherlock plus addict de sociopathe, manipulateur mais néanmoins charmeur.

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*Il semblerait que la roue soit en train de tourner, finalement

Avec 1 point pour la version US et 3 pour la version british, Elementary ou Sherlock ; le choix est vite fait. Cependant, pas de KO à la fin du match et si les fans de Sherlock seront certainement déçus par l’adaptation américaine, celle-ci reste néanmoins une série correcte et agréable à regarder. Il faut bien se mettre quelque chose sous la dent en attendant l’arrivée de la 4ème saison de Sherlock après tout…

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