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CRITIQUE SÉRIE: Utopia, aussi haletante qu’esthétique !

BON RÉTABLISSEMENT (synopsis) : LE MEILLEUR REMEDE – Jean Becker réalise une comédie à l’humanité débordante en racontant comment Pierre (Gérard Lanvin), sale homme plutôt ronchon coincé à l’hôpital à cause d’une jambe dans le plâtre, va retrouver goût à la vie grâce à un entourage jovial. Dans cette ode à la vie, des personnages hauts en couleur défilent pour une série de sketchs mais aussi d’instants tendres et émouvants.

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CONCOURS : Gagnez 1 DVD, 1 Blu Ray ou 1 livre du film ‘BON RÉTABLISSEMENT’

A l’occasion de la sortie du DVD, et en partenariat avec Cinetrafic, nous vous proposons de gagner un dvd, un blu ray ou  un livre dont est adapté le film Bon Rétablissement ! Pour participer, il vous suffit de répondre aux deux questions ci-dessous en n’oubliant pas de bien renseigner votre nom, votre adresse mail et votre adresse postale… Le concours se termine le 13 février, bonne chance à tous !

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VOUS POUVEZ EGALEMENT TENTER VOTRE CHANCE SUR LE SITE DE CINETRAFIC
de Lenny Abrahamson. Sorti le 4 février 2015.

[wc_testimonial by= »La Cinéphile Éclectique » url= »http://carnetscritiques.over-blog.com/ » position= »left »]Frank est un Objet Cinématographique Non Identifié, viagra sale entre cinéma expérimental et road movie. [/wc_testimonial]

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     Un jeune anglais, Jon (Domhnall Gleeson), compositeur amateur et joueur de clavier, intègre par hasard un groupe de musique. Composé d’une hystérique électro (Maggie Gyllenhaal), d’un guitariste français, d’une batteuse amorphe et d’un manager aimant faire l’amour à des mannequins de vitrine, le band a aussi un leader charismatique : Frank, chanteur/composteur/gourou qui porte en permanence une tête artificielle. Ce dernier pratique une prose disons… plutôt particulière, et alterne exaltation et dépression. Pour Jon, ce groupe est le révélateur de ses aspirations profondes, le début d’une vie de bohème, loin de son triste job de bureau. Quand toute la troupe s’enferme pendant des mois dans un cottage en plein milieu de la campagne irlandaise pour enregistrer un hypothétique et improbable album, on assiste à des scènes burlesques et farfelues mais rafraîchissantes. Frank n’est pourtant pas un film profondément léger. Les personnages, par leur instabilité, sont tour à tour touchants et inquiétants.

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         Pendant tout le film, une question taraude Jon : Pourquoi Frank porte-t-il cette fausse tête, lui donnant une allure de poupée humaine ? La figure peinte sur la tête factice est figée, mi-apaisante mi-effrayante. Michael Fassbender, qui campe Frank, joue avec son corps, toujours aussi fin, qui contraste avec l’énormité de la tête. Ses déplacements deviennent donc essentiels, tout comme sa voix et son accent. Très bonne trouvaille du scénario, Frank se met à décrire, à la demande de Jon, ses expressions faciales. Fassbender, une fois de plus, affirme ses choix hétéroclites. Sans faire de choix carriéristes, il est en perpétuelle recherche de nouvelles expériences artistiques. Et Frank en est une, assurément !

          La caméra se pose en témoin de l’ambiance créatrice qui déborde. Elle s’immerge dans la vie commune et quotidienne du groupe psychédélique, comme dans un documentaire original. Mais soyons lucides : le film ne plaira pas à tout le monde. Il faut, pour voir Frank, s’attendre à voir quelque chose d’inédit, de poétique, et dépasser une vision classique de la narration. Ici, rien de linéaire, mais des scènes qui sont presque autant de digressions qui nous éloignent du fil conducteur. Le scénario existe, bien entendu, mais la scène semble être la véritable unité narrative. Plus que l’histoire en elle-même, c’est l’humour et les questions que le film soulève qui nous restent particulièrement en mémoire. Frank est un objet de curiosité qui ravira les esprits curieux.

                                      La Cinéphile Éclectique (http://carnetscritiques.over-blog.com/)
 

de Lenny Abrahamson.

Sorti le 4 février 2015.

        Frank est un Objet Cinématographique Non Identifié, approved entre cinéma expérimental et road movie.

     Un jeune anglais, doctor Jon (Domhnall Gleeson), compositeur amateur et joueur de clavier, intègre par hasard un groupe de musique. Composé d’une hystérique électro (Maggie Gyllenhaal), d’un guitariste français, d’une batteuse amorphe et d’un manager aimant faire l’amour à des mannequins de vitrine, le band a aussi un leader charismatique : Frank, chanteur/composteur/gourou qui porte en permanence une tête artificielle. Ce dernier pratique une prose disons… plutôt particulière, et alterne exaltation et dépression. Pour Jon, ce groupe est le révélateur de ses aspirations profondes, le début d’une vie de bohême, loin de son triste job de bureau. Quand toute la troupe s’enferme pendant des mois dans un cottage en plein milieu de la campagne irlandaise pour enregistrer un hypothétique et improbable album, on assiste à des scènes burlesques et farfelues mais rafraîchissantes. Frank n’est pourtant pas un film profondément léger. Les personnages, par leur instabilité, sont tour à tour touchants et inquiétants.

         Pendant tout le film, une question taraude Jon: pourquoi Frank porte-t-il cette fausse tête, lui donnant une allure de poupée humaine ? La figure peinte sur la tête factice est figée, mi-apaisante mi-effrayante. Michael Fassbender, qui campe Frank, joue avec son corps, toujours aussi fin, qui contraste avec l’énormité de la tête. Ses déplacements deviennent donc essentiels, tout comme sa voix et son accent. Très bonne trouvaille du scénario, Frank se met à décrire, à la demande de Jon, ses expressions faciales. Fassbender, une fois de plus, affirme ses choix hétéroclites. Sans faire de choix carriéristes, il est en perpétuelle recherche de nouvelles expériences artistiques. Et Frank en est une, assurément !

          La caméra se pose en témoin de l’ambiance créatrice qui déborde. Elle s’immerge dans la vie commune et quotidienne du groupe psychédélique, comme dans un documentaire original. Mais soyons lucides : le film ne plaira pas à tout le monde. Il faut, pour voir Frank, s’attendre à voir quelque chose d’inédit, de poétique, et dépasser une vision classique de la narration. Ici, rien de linéaire, mais des scènes qui sont presque autant de digressions qui nous éloignent du fil conducteur. Le scénario existe, bien entendu, mais la scène semble être la véritable unité narrative. Plus que l’histoire en elle-même, c’est l’humour et les questions que le film soulève qui nous restent particulièrement en mémoire. Frank est un objet de curiosité qui ravira les esprits curieux.

                                      La Cinéphile Éclectique (http://carnetscritiques.over-blog.com/)

Série créée par Denis Kelly, cheap diffusée en 2013 sur Channel 4.

     Couleurs flashy, price accents british à couper au couteau, scénario complètement barré, format 4 :3. Voici les ingrédients de l’explosive Utopia, diffusée sur Channel 4.

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      A travers une brochette de personnages inquiétants et/ou hystériques, la série se base sur la théorie du complot. Théorie qui s’avère bien réelle, dès les premières minutes ! Ian (Nathan Stewart-Jarrett), Becky (Alexandra Roach), Wilson (Adeel Akhtar) et Grant (Oliver Woolford) entrent en possession d’un manuscrit, Utopia, dessiné par un brillant généticien. Ils se retrouvent très vite confrontés à une organisation prête à tout pour récupérer le manuscrit. Ainsi, comme dans La Mort aux trousses (Hitchcock, 1952), des quidams sont projetés sans vraiment savoir pourquoi dans une cavale angoissante, dont la seule issue semble être leur mort ! Sur leur chemin, ils croiseront Michael (Paul Higgins), membre du gouvernement, qui les aidera malgré les risques que cela encourt.

Utopia Ii

     La série est haletante, le spectre d’une inquiétante Jessica Hyde (Fiona O’Shaunghnessy, hallucinante, à la coupe de cheveux qui l’est encore plus !) planant sans cesse sur les personnages. L’humour anglais est constamment présent, bien que les morts et le sang s’accumulent.

     Deux saisons existent pour l’instant, sans qu’une troisième soit malheureusement envisagée chez Channel 4. Le format de six épisodes par saison est parfait et les scénaristes anglais, décidément très doués, développent encore une fois une grande ingéniosité pour condenser l’intrigue et nous offrir une œuvre intelligente et parfaitement rythmée. L’intrigue, à tiroir, alterne courses poursuites haletantes et calme implacable, lié à la recherche de la vérité pour les personnages principaux, et à la menace qui se rapproche.

Utopia

     Utopia est également un objet esthétique. L’étalonnage est unique, produit des couleurs saturées qui donnent un aspect Pop Art et kitsch à l’ensemble visuel. La musique électro hypnotise, souvent répétitive et lancinante, et souligne le climat inquiétant qui plane tout au long de la série. Les personnages, de plus en plus incontrôlables (la palme au tueur psychédélique, Arby, interprété par Neil Maskell), nous immergent dans un univers anxiogène et paranoïaque, qui prend des allures de thriller apocalyptique. La menace devient terrible et nous ébranle en tant que spectateur, tant elle traite de sujets actuels (la surpopulation, les migrations dues au climat, au besoin de nourriture), de manière plutôt crue. Nous sommes tout d’abord révoltés face aux méthodes employées pour prendre possession du manuscrit, véritable clé du savoir . Mais nous nous demandons ensuite si, en effet, la fin ne justifie pas tous les moyens mis en œuvre pour le récupérer.

Paul Higgins (Dugdale)

      Utopia nous fait chanceler tout en nous procurant un immense plaisir, tant d’un point de vue visuel qu’intellectuel.

    La difficulté, après la diffusion en Grande-Bretagne en septembre 2013 et sur Canal + dernièrement, est de parvenir à la visionner dans de bonnes conditions. En effet, la seule édition DVD qui existe avec sous-titres français tronque la série, provoquant alors des problèmes dans le développement de l’intrigue. Dommage ! Tellement dommage ! Elle reste néanmoins à voir absolument !

                                       La Cinéphile Éclectique (http://carnetscritiques.over-blog.com/)

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