Critique Film

CRITIQUE : Imitation Game ★★★★☆

À l’instar du Discours d’un Roi (déjà produit par la Weinstein Company), cheapest The Imitation Game exploite une histoire vraie, salve forte, servie par un acteur anglais charismatique qui livre une interprétation magistrale.

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   Benedict Cumberbatch (Sherlock, Star Trek Into Darkness) incarne Alan Turing, mathématicien précoce, brillant,  névrosé et homosexuel, qui fut engagé par l’armée anglaise pour casser le code allemand Enigma pendant la Seconde Guerre mondiale. Il  créa pour cela le premier “calculateur numérique” et passe encore aujourd’hui pour le pionnier de l’informatique.

     Encadré par une réalisation sage, classique et efficace, le film insiste particulièrement sur la technique révolutionnaire élaborée par Turing, mais aussi et surtout sur sa personnalité : les difficultés qu’il rencontre dans le travail avec les autres scientifiques qu’on lui adjoint, dans l’acceptation de ce qu’il est, son manque d’humour, qui pourtant, au pays de sa Gracieuse Majesté, est une véritable culture. Pour Turing, Enigma ne représente pendant longtemps qu’un problème mathématique (le plus complexe au monde certes), qu’il faut résoudre. D’abord hautain avec son équipe, Turing se rend compte qu’il doit collaborer, considérer les capacités et qualités de ses collègues pour arriver à déchiffrer le code. Le film dépeint le cheminement qu’il doit faire, dans la douleur et la maladresse parfois, pour travailler en équipe. The Imitation Game insiste également sur la relation de Turing avec sa brillante collaboratrice, Joan Clarke (Keira Knightley) qui devient sa confidente, sa (seule ?) meilleure amie.

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      Enfin, on assiste au combat qu’il mène contre les autorités militaires qui veulent des résultats immédiats et qui ne perçoivent pas l’étendu de ce qu’il est en train d’accomplir. La machine devient alors une obsession pour lui, une compagne (qui se nomme Christopher !), un être doué de pensée.

      En alternant deux époques (les années de guerre et le début des années 50), The Imitation Game décrit le succès de Turing pendant la guerre et dénonce le manque de considération des autorités anglaises, après le conflit mondial,  pour son travail et sa personne. Le secret de ce qu’a réalisé Turing et son équipe a été gardé pendant cinquante ans. Le scientifique n’a donc jamais été reconnu de son vivant pour ses découvertes majeures. En 1952 Turing fut condamné pour homosexualité, illégale au Royaume-Uni, ce qui entraîna son suicide quelques années plus tard. Son nom n’a été réhabilité qu’en 2013 …. Ca valait bien un film ! Un film populaire qui propulse et ancre ce grand scientifique dans toutes les têtes. Son histoire est bouleversante.

      The Imitation Game révèle enfin au grand public l’immense talent de Benedict Cumberbatch, dont c’est le premier rôle de cinéma en tant qu’acteur principal. Il donne corps à Turing, dans une interprétation admirable, juste et d’une extrême sensibilité. Rares sont les acteurs contemporains capables de se transcender de la sorte. Le reste du casting est excellent. On retrouve ainsi avec plaisir Matthew Goode, Mark Strong, Keira Knightley (sobre, bien dirigée) et Charles Dance, dont le personnage tient un peu du père Lannister, qu’il incarne dans Game of Thrones ! Notons également la présence d’Allan Leech, très apprécié dans Downton Abbey et dont c’est l’une des premières apparitions au cinéma.

      Si The Imitation Game n’est pas le film de l’année , on prend un grand plaisir à le voir. Il nous plonge à travers l’histoire méconnue de cet homme, menée par un extraordinaire comédien…qui mériterait de remporter l’Oscar !

                                    La Cinéphile Éclectique

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CRITIQUE : Imitation Game ★★★★☆
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