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BILAN 2016 : Le flop de la rédaction

2017 approche à grands pas, et pour la rédaction du Cinéphile Anonyme, c’est l’heure du bilan annuel. Et si 2016 nous a offert de très beaux films, nous n’avons pas été épargnés par une marée de médiocrité qui s’est abattue sur le septième art. Ennui, déception, haine, cerveau en décomposition, envie d’égorger le réalisateur avec les bords en carton d’un paquet de pop-corn, toutes ces sensations ont été expérimentées par notre équipe, pour vous présenter les pires métrages de l’année.

Flop 10 de l’année

  1. Independence Day : Resurgence, de Roland Emmerich

  2. Suicide Squad, de David Ayer

  3. Blair Witch, d’Adam Wingard

  4. Batman v Superman : L’Aube de la justice, de Zack Snyder

  5. Tarzan, de David Yates

  6. Insaisissables 2, de Jon M. Chu

  7. Gods of Egypt, d’Alex Proyas

  8. Les Visiteurs : La Révolution, de Jean-Marie Poiré

  9. High-Rise, de Ben Wheatley

  10. Warcraft – Le Commencement, de Duncan Jones

Le Cinéphile Alchimiste

  1. Suicide Squad, de David Ayer
  2. Les Visiteurs : La Révolution, de Jean-Marie Poiré
  3. Gods of Egypt, d’Alex Proyas
  4. Blair Witch, d’Adam Wingard
  5. Camping 3, de Fabien Onteniente
  6. Independence Day : Resurgence, de Roland Emmerich
  7. Point Break, d’Ericson Core
  8. Deadpool, de Tim Miller
  9. Marseille, de Kad Merad
  10. Rogue One : A Star Wars Story, de Gareth Edwards

Evidemment, un top des meilleurs films implique toujours son négatif parfait, son jumeau maléfique : le flop des pires films de l’année. Encore une fois, on peut dire que l’on a été gâté de ce côté-là, avec une flopée de purges en tout genre, qu’elles soient frustrantes, hilarantes ou désespérantes. Ou tout ça à la fois dans certains cas. De la comédie franchouillarde bien grasse au blockbuster décérébré en passant par quelques réelles déceptions, ce top tente de dresser un panorama subjectif des pires ratages vus sur grand écran cette année. Bien sûr, il serait aussi idiot que vain de jeter dans le même panier une bouillie télévisuelle difforme signée Fabien Onteniente et un film doté de réelles velléités de mise en scène. Il s’agit donc ici de lister quelques-uns des plus beaux échecs artistiques de l’année compte tenu des ambitions (aussi limitées puissent-elles être dans certains cas) spécifiques à chaque film. La taille du gouffre qui sépare l’ambition du résultat est donc le principal critère pour l’élaboration de ce flop 10. Comme dirait l’autre, ces films sont rangés par ordre d’affinage, du plus frais au plus faisandé.

Le Cinéphile Binoclard

  1. Batman v Superman : L’Aube de la justice, de Zack Snyder
  2. Ninja Turtles 2, de Dave Green
  3. Angry Birds le Film, de Clay Kaytis et Fergal Reilly
  4. Les Visiteurs : La Révolution, de Jean-Marie Poiré
  5. Warcraft  Le Commencement, de Duncan Jones
  6. Nerve, de Ariel Schulman et Henry Joost
  7. Star Trek : Sans Limites, de Justin Lin
  8. Independence Day : Resurgence, de Rolland Emmerich
  9. Peter et Elliott le Dragon, de David Lowery
  10. The Revenant, de Alejandro Gonzales Inarritu

Mon flop est scindé en deux parties : les cinq premiers films sont, selon moi, d’ignobles bouses. En revanche, les cinq derniers ne sont pas de mauvais films, ils sont surtout des métrages qui n’ont pas atteint leurs promesses et qui m’ont déçu. Entrons un peu dans le détail, si vous le voulez bien. A la première place se tient fièrement le film qui m’a dégoûté de DC au cinéma, Batman V. Superman. Plein de promesses, avec une bonne première heure (mention spéciale à la scène du meurtre des parents de Bruce Wayne), le film se casse la figure dès qu’il faut mettre des enjeux en place. Et oui DC, faire semblant de faire des films intelligents, ça ne marche pas à tous les coups ! Bon, j’avoue, les Ninja Turtles c’est un plaisir coupable, mais objectivement, à part la 3D, c’est mauvais. La deuxième fournée des TMNT offre du divertissement pur et dur, mais trop abrutissant pour toute personne ayant dépassé la puberté.

Le Cinéphile Cinévore

  1. Ben-Hur, de Timur Bekmambetov
  2. Blair Witch, d’Adam Wingard
  3. Insaisissables 2, de Jon M. Chu
  4. Tarzan, de David Yates
  5. Gods of Egypt, d’Alex Proyas
  6. Independence Day : Resurgence, de Roland Emmerich
  7. Les Trolls, de Mike Mitchell et Walt Dohrn
  8. Warcraft  Le Commencement, de Duncan Jones
  9. Suicide Squad, de David Ayer
  10. Concussion – Seul contre tous, de Peter Landesman

Si l’année s’est révélée plutôt inégale, c’est en grande partie à cause de sa période estivale inondée de blockbusters indécents, signal d’alerte d’une industrie dont les contraintes de production ne peuvent mener qu’à son autodestruction. Entre des scénarios alambiqués et une mise en scène souvent approximative, le cinéma de divertissement américain (qui n’a pas montré sa vacuité que durant l’été d’ailleurs) fait face à une exigence de plus en plus à la baisse, particulièrement visible dans l’incapacité de certains longs-métrages à construire une scénographie pour traduire l’ampleur de leur monde, dans lequel on peine ainsi à se plonger (Warcraft). Mais c’est aussi l’occasion de se rappeler que le septième art est un langage que l’on apporte à un public, et ce dernier finit par s’habituer lorsqu’on lui délivre d’ignobles fautes de goût, voire un analphabétisme cinématographique digne d’une réforme de l’orthographe (oui, Ben-Hur, Insaisissables 2, Tarzan, Gods of Egypt et Suicide Squad, c’est vous que je regarde).

2016 aura donc été la preuve d’une standardisation qualitative de plus en plus inquiétante, qui en vient surtout à engendrer des œuvres aussi mauvaises qu’oubliables, à l’instar de Concussion, dont j’avais autant effacé de ma mémoire le visionnage que le chronique que je lui ai dédié, jusqu’au récapitulatif que j’ai entrepris pour ce flop. Et que dire lorsque tous ces problèmes sont au service d’un cynisme putassier (Independence Day, Les Trolls), qui conduit des projets avec un non-sens dont le réalisateur ne peut s’extraire, comme Blair Witch, et son incompréhension totale des codes du found-footage et de la mythologie entourant le premier film. Cependant, les métrages évoqués ici sont principalement des échecs artistiques, qui les rendent dès lors assez inoffensifs, mais quand la nullité côtoie le propos le plus nauséabond de l’année, cela donne le Big Boss de 2016 : Ben-Hur, projet uniquement motivé par le prosélytisme immonde caché (enfin, caché, c’est un bien grand mot) en son sein. Un film représentatif du communautarisme encouragé par nos sociétés, au point de toucher un art à la force d’évocation pourtant universelle. Définitivement, la sonnette d’alarme est tirée.

La Cinéphile Expansive

  1. Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Tim Burton
  2. Le Chasseur et la Reine des glaces, de Cédric Nicolas-Troyan
  3. 4th Man Out, d’Andrew Nackman
  4. X-Men : Apocalypse, de Bryan Singer
  5. Captain America : Civil War, d’Anthony et Joe Russo
  6. Batman v Superman : L’Aube de la justice, de Zack Snyder
  7. Colonia, de Florian Gallenberger
  8. Sky, de Fabienne Berthaud
  9. Nos souvenirs, de Gus Van Sant
  10. Avé César !, de Joel et Ethan Coen

2016 fut également placée sous le signe de… la déception. De grands noms tels que les Coen ou Gus Van Sant, avec Avé, César ! et The Sea of Trees (Nos Souvenirs), n’ont pas répondu à l’appel en se perdant dans des démonstrations et artifices cinématographiques superficiels. Un autre illustre personnage (Tim Burton) ne fut que l’ombre de lui-même, reproduisant les mêmes erreurs à chacune de ses récentes productions. Sa réalisation n’insufflera jamais la noirceur nécessaire au récit de Miss Peregrine. Après deux années transcendantes, les comics book movies retombent dans les déboires et incohérences précédentes, avec, tout de même, quelques fulgurances pour Batman v Superman. Cette année, partagée entre l’émerveillement et le désespoir, était certainement portée par une trop grosse attente pour ressentir la pleine satisfaction devant certaines productions, pourtant ambitieuses sur le papier.

Le Cinéphile Intrépide

  1. Independence Day : Resurgence, de Roland Emmerich
  2. Blair Witch, d’Adam Wingard
  3. Tarzan, de David Yates
  4. Suicide Squad, de David Ayer
  5. Alice de l’autre côté du miroir, de James Bobin
  6. Batman v Superman : L’Aube de la justice, de Zack Snyder
  7. Évolution, de Lucile Hadzihalilovic
  8. High-Rise, de Ben Wheatley
  9. Gods of Egypt, d’Alex Proyas
  10. Sausage Party, de Conrad Vernon et Greg Tiernan

Malgré l’excellente santé du cinéma cette année, de sévères déceptions, relativement peu nombreuses, ont aussi été au rendez-vous. Sans compter la débâcle des super-héros de DC Comics, avec en tête Suicide Squad de David Ayer, la saison estivale a été catastrophique avec des blockbusters sans saveur, capitalisant sur la surenchère jusqu’à l’absurde. Même le dernier cru de Steven Spielberg (Le Bon Gros Géant) ne s’est pas montré à la hauteur de mes attentes. D’autres films ont littéralement croulé sous une esthétique de très mauvais goût (Gods of Egypt d’Alex Proyas en est l’illustration la plus probante) quand de plus petits films, très alléchants sur le papier, se sont retranchés dans une forme d’autisme incompréhensible (Évolution de Lucile Hadzihalilovic ou High-Rise de Ben Wheatley). En l’état, peu de demi-mesure dans les ratés de cette année, des désastres évidents d’une part et des déconvenues inattendues d’autre part. Bien sûr, je ne doute pas que d’autres sorties auraient eu leur place dans mon flop, comme Ben-Hur de Timur Bekmambetov ou Ninja Turtles 2 de Dave Green. Néanmoins, les plus gros échecs artistiques ne font définitivement pas le poids devant une production cinématographique globalement remarquable.

La Cinéphile Intuitive

  1. Rester vertical, d’Alain Guiraudie
  2. Insaisissables 2, de John M. Chu
  3. Suicide Squad, de David Ayer
  4. High-Rise, de Ben Wheatley
  5. Searching for Padre Pio, d’Abel Ferrara
  6. Heart of a Dog, de Laurie Anderson
  7. Captain America : Civil War, de Anthony et Joe Russo
  8. Batman v Superman : L’Aube de la justice, de Zack Snyder
  9. Ma Loute, de Bruno Dumont
  10. Nerve, de Ariel Schulman et Henry Joost

Il m’est relativement difficile de résumer 2016 en termes de flop car il est très rare que je tombe sur des très mauvais films au cinéma. Cette liste de flop 2016 m’est donc relativement difficile à faire, surtout que cette année s’est montrée plutôt démonstrative en termes de films de qualité. Pour moi, si des métrages ont été des flops cette année, c’est surtout par le fait des intentions ratées des réalisateurs, qui, dans certains cas, pouvaient se moquer totalement des spectateurs. C’est notamment le problème des trois premiers films de ce classement, qui semblaient chercher à être des oeuvres à forte portée mais qui se sont fourvoyés. Rester Vertical d’Alain Guirardie est le parfait représentant de cette liste et pourrait mériter le titre de pire film de l’année. Finalement, le caractère assez hétéroclite de ces métrages résume de manière générale les flops de 2016  : un mélange entre grosses productions hollywoodiennes et films plus indépendants, mais qui se sont perdus de vue dans leurs intentions ou tout simplement dans leur production.

Le Cinéphile Lunatique

  1. Inferno, de Ron Howard
  2. A Walk in the woods, de Ken Kwapis
  3. Paris Willouby, de Quentin Reynaud et Arthur Delaire
  4. La Chute de Londres, de Babak Najafi
  5. Bastille Day, de James Watkins
  6. Comme des bêtes, de Yarrow Cheney et Chris Renaud
  7. L’Age de Glace 5 : Les lois de l’univers, de Mike Thurmeier et Galen T. Chu
  8. First Date, de Richard Tanne
  9. Et ta sœur, de Marion Vernoux
  10. La Fille du train, de Tate Taylor

« Mais c’était quoi ce film de m**** ?! » Allez, avouez-le, vous vous l’êtes déjà posée cette question en pressant le pas pour sortir au plus vite d’une séance calamiteuse. Quand on est cinéphile et qu’on apprécie la douce obscurité des salles de cinéma, on a régulièrement l’occasion de se poser cette question. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que 2016 n’a pas été en reste pour nous fournir son lot de films complètement nuls… Bienvenue dans le flop 10 !

Plusieurs genres sont bien représentés, avec en premier lieu, des films d’action comme La chute de Londres, Bastille Day – malgré le grand Idris Elba – ou encore l’effroyable Inferno de Ron Howard. Les films d’animations sont aussi là avec Comme des bêtes et L’Âge de Glace : Les lois de l’univers. Il faut vraiment que les producteurs apprennent à savoir s’arrêter au bon moment quand ils exploitent des licences jusqu’à la moelle. L’Âge de Glace, c’est fini pour moi après cet épisode au scénario bâclé… Même Scrat est devenu lourdingue ! Dans la série des films road-trip à éviter : A Walk in the wood, un film de randonnée sans paysages, et Paris Willouby, sorte de Little Miss Sunshine du pauvre. Bref, ces petits exemples pour vous éviter de perdre votre temps avec des navets. Bon entre nous, on savait à quoi s’attendre avec certains de ces films mais que voulez-vous, notre grand cœur de cinéphile veut toujours laisser sa chance à des projets enterrés d’avance. Maintenant, on espère juste que 2017 nous fera regretter moins de séances de cinéma.

Le Cinéphile Reporter

  1. Ma famille t’adore déjà, de Jérôme Commandeur
  2. Le Fantôme de Canterville, de Yann Samuell
  3. DieuMerci !, de Lucien Jean-Baptiste
  4. Marseille, de Kad Merad
  5. L’Effet aquatique, de Solveig Anspach
  6. Ma Loute, de Bruno Dumont
  7. The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn
  8. Tarzan, de David Yates
  9. Les Visiteurs : La Révolution, de Jean-Marie Poiré
  10. Independence Day : Resurgence de Roland Emmerich

Si la comédie française actuelle possède des auteurs de talents, comme nous l’ont prouvé Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière avec leur ébouriffant Papa ou Maman 2, ou encore Hugo Gélin avec son très frais Demain tout commence, force est de constater que plusieurs de ses représentants n’ont pas su éviter le piège de la facilité en tombant dans la caricature et la médiocrité, au point d’accoucher de personnages aussi lourds que peu attachants… Et de films qui le sont tout autant (mention spéciale à Ma famille t’adore déjà de Jérôme Commandeur). On déplorera également les interminables suites, remakes et reboots en tout genre (parfois, comme pour Tarzan, c’est les trois à la fois) aussi inutiles que futiles. En revanche, bien que certains films d’auteurs aient pu se singulariser par leur audace et la maîtrise de leur mise en scène, on peut néanmoins regretter la redondance permanente pouvant imprégner certaines de ces œuvres (Ma Loute) ainsi que le sentiment de vide (The Neon Demon) et d’ennui (L’Effet aquatique) qui ont pu s’en dégager.

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BILAN 2016 : Le flop de la rédaction

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